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LES PIZZAIOLOS NEW-LOOK | 02 août 2006

C'est bien connu, le marketing impose de se renouveller ... Les livreurs de pizza newlook sont arrivés et ont délaissé leur motocyclettes pour d'autres engins cachés dans la boite. Avis aux amateurs et amatrices.

Pizza à la saucisse ? Pizza spicy ? A votre imagination ... toutes les propositions en commentaires.

Publié par cultures à 17:11:11 dans [cul:tures) LE PETIT OISEAU VA SORTIR | Commentaires (0) |

SOUPLESSE ET PRECIPITATION - LE STRIP TEASE IDEAL | 02 août 2006

Publié par cultures à 14:29:54 dans [cul:tures) LE PETIT OISEAU VA SORTIR | Commentaires (0) |

LE CARAVAGE : Lumière sur l'inventeur du Clair-Obscur | 02 août 2006

[cul:tures) parlera aussi de ... culture ! Premier éclairage : Michelangelo Merisi, Il Caravaggio autrement appelé en français Le Caravage.

Michelangelo Merisi est né aux environs de septembre 1571, probablement à Milan où travaillait son père contremaître, maçon et architecte. Après la mort de celui-ci, la famille s'installe dans une petite ville Lombarde du nom de Caravaggio où le futur peintre passera son enfance - et d'où il tirera son nom d'artiste.

À l'age de treize ans (1584) il entre comme apprenti à l'atelier du peintre Simone Peterzano à Milan où il restera quatre ans. Il retourne à Caravaggio en 1589 jusqu'à la mort de sa mère et le partage de l'héritage familial en 1592, puis il part pour Rome.

Ses premières années dans la grande cité sont chaotiques et mal connues: cette période forgera sa réputation d'homme violent et querelleur, souvent obligé de fuir les conséquences judiciaires de ses rixes et duels. On sait qu'il vivra d'abord dans le dénuement, hébergé par un ami de la famille le Mgr Pucci pour qui il copiera des tableaux religieux, et qu'il travaillera chez le Cavalier D'Arpin où il produira ses premières œuvres de jeunesse tel le Garçon avec un panier de fruits ou le Jeune Bacchus malade. Plusieurs historiens évoquent un voyage à Venise pour expliquer certaines influences typiquement vénitiennes, notamment pour le repos pendant la fuite en Égypte, mais ceci n'a jamais été établi avec certitude.

À Rome, il est finalement remarqué par Le Cardinal Del Monte pour des tableaux comme la diseuse de bonne aventure ou les Musiciens, qui le prend sous sa protection et l'héberge dans son palais vers 1597. Il y peindra entre autres ses premiers grands tableaux religieux.

Grâce à ce très puissant et influent mécène, il commence à recevoir des commandes importantes à partir de 1599, notamment pour le clergé: La Vocation et le Martyr de Saint Matthieu pour la chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français, la Conversion de Saint Paul et la Crucifixion de Saint Pierre pour la chapelle Cesari à Sainte-Marie-du-Peuple.

Plusieurs de ses œuvres majeures lui sont refusées par ses commanditaires, jugées trop vulgaires voire scandaleuses, comme la première version de La conversion de saint Paul (la seconde version sera acceptée), Saint Matthieu et l'ange (1602) ou plus tard la Mort de la Vierge (1606). Malgré tout, ces refusés trouveront preneurs en les personnes du marquis de Giustiniani ou du duc de Mantoue, riches amateurs d'art.

Les années qu'il passe à Rome sous la protection du cardinal ne sont pas exemptes de difficultés: toujours aussi bagarreur, il se trouve souvent mêlé à des affaires criminelles mais aussi de mœurs, et connaît plusieurs séjours en prison ainsi qu'à l'hôpital. Entre temps, il peint une grande partie de ses tableaux les plus réputés et connaît un succès et une célébrité croissants à travers toute l'Italie: les commandes affluent, même si certaines toiles sont régulièrement refusées.

En 1607, suite à une rixe avec un certain Tomasi, il se bat en duel et tue son adversaire. Cet acte valait alors condamnation à mort: obligé de fuir Rome, il commence un long périple à travers l'Italie. Cependant, Romain d'âme et de cœur, il s'efforcera d'y revenir tout le long de sa vie - mais sans succès.

Il se rend d'abord à Naples puis à Malte où il arrive l'été 1607. Souhaitant obtenir la protection du puissant Ordre des Chevaliers de Malte, il est présenté au grand maître, Alof de Wignacourt, dont il peint deux fois le portrait. Il produit également plusieurs tableaux comme une Décollation de Saint Jean Baptiste ou une Flagellation, commandés par le clergé local. En 1608, il est fait Chevalier de grâce de l'Ordre de Malte.

Mais sa consécration ne dure pas: à peine quelques mois après son adoubement, rattrapé par sa réputation, il est radié de l'ordre et jeté en prison, apparemment accusé d'avoir « séduit » le fils d'un haut dignitaire de l'ordre - peut-être le jeune page au sourire si malicieux représenté dans le portrait du maître. Il ne devra son salut qu'à son évasion, probablement aidé de quelques amis haut placés.

Le Caravage débarque alors à Syracuse où il produira plusieurs commandes pour le clergé: notamment La résurrection de Lazare et l'Enterrement de Sainte Lucie. Il s'emploie, avec l'appui de ses protecteurs et en peignant des tableaux moins provocateurs, à obtenir la grâce du Pape afin de pouvoir rentrer à Rome. En 1609, il retourne à Naples, où il est gravement blessé lors d'une nouvelle bagarre: la nouvelle de sa mort remonte jusqu'à Rome. Mais il survit et peint encore plusieurs tableaux comme un nouveau Saint Jean-Baptiste, un David et Goliath particulièrement sombre ou un Martyre de Saint Ursule qui est sans doute sa toute dernière toile.

En 1610, il apprend que le Pape est disposé à lui accorder sa grâce. Il s'embarque alors sur une felouque pour se rapprocher de Rome. Mais lors d'une escale à Porto Ercole, il est arrêté par erreur ou malveillance et jeté en prison pendant deux jours, où il tombe malade. Relâché, il ne trouve plus son bateau lequel ne l'a pas attendu. La légende dit que dépité, perdu et fiévreux, il erre sur la plage en plein soleil où il finit par mourir quelques jours plus tard, le 18 juillet 1610, dans des conditions mal élucidées. Il n'aura pas su que le pape Paul V, cédant à ses amis et protecteurs, avait finalement apposé son sceau sur l'acte de grâce...


[cul:tures) va plus loin : Les corps imposants et l'érotisme ambigu

La figure humaine joue un rôle primordial dans la peinture du Caravage. À part dans quelques rares natures mortes exécutées à ses débuts, les personnages sont toujours les sujets principaux de ses tableaux : que ce soient dans des portraits ou des mises en scènes, le décor est souvent réduit à portion congrue —ne servant qu'à mettre les personnages en valeur— ou même parfois totalement absent.

Plus particulièrement encore, le corps humain est un objet de fascination pour le Caravage. Il prend grand soin à le représenter dans ses moindres détails les plus réalistes - jusqu'à la blancheur blafarde de la peau d'un Saint Jean Baptiste, ou la poussière sous les pieds de Saint Mathieu qui lui sera tant reproché.

Les corps du Caravage sont presque exclusivement masculins, jeunes ou vieux : on ne lui connaît pas de représentation de femmes nues. Il semble avoir une prédilection pour les corps trapus, imposants et dotés de muscles saillants : dans nombre de tableaux, les personnages semblent envahir tout le cadre. C'est particulièrement visible dans des tableaux comme le David de 1600, le Christ à la colonne ou encore le Couronnement d'épines.

L'érotisme qui se dégage de ces corps imposants est souvent troublant —ce qui lui valut, là encore, de nombreuses critiques. Les attirances homosexuelles et pédérastiques du Caravage n'ont guère été établies avec certitude, d'autant que c'est un sujet que les chroniqueurs gênés préfèrent garder sous silence, même de nos jours — mais l'observation de son œuvre laisse peu de doutes à ce sujet. Cette sexualité, considérée comme infâme à l'époque et vigoureusement condamnée par l'Église, lui valut beaucoup de problèmes avec la justice et le pouvoir : il fut impliqué dans nombre d'affaires de mœurs.

Ainsi, beaucoup de ses tableaux furent mis à l'index pour leur érotisme ambigu, y compris dans les tableaux religieux : le christ lui-même, dans l'Incrédulité de Saint Thomas, est représenté avec une sensualité toute particulière ; l'expression langoureuse de l'ange dans Saint Mathieu et l'Ange, considérée comme triviale et déplacée, valut à son tableau d'être refusé par ses commanditaires du clergé.

Le peintre et critique Giovanni Baglione qui admirait le Caravage pour sa technique et s'en est beaucoup inspiré, était aussi son ennemi déclaré et à souvent eu maille à partir avec lui. Vers 1602, en réponse au sulfureux Amour Victorieux, il peint plusieurs version d'un tableau intitulé L'Amour Divin et l'Amour Profane mettant en scène le même jeune garçon surpris par un ange divin lors de frasques sexuelles avec un satyre ou un démon. Dans l'une de ces versions conservée à Rome, le satyre tourne la tête vers le spectateur, et l'on peut y reconnaître les traits du Caravage caricaturé par Baglione.

Aujourd'hui encore, plus de 400 ans après, l'érotisme du Caravage n'a pas perdu son caractère dérangeant, subversif et ambigu : nos contemporains ont encore du mal à observer des tableaux comme l'Amour Victorieux, le Jeune Saint Jean Baptiste au bélier ou même Les musiciens sans ressentir une certaine gêne.

(C) WIKIPEDIA

COMMUNIQUE [cul:tures)
En attendant de résoudre quelques problèmes techniques, retrouvez plus de tableaux du caravage sur http://cultures.canalblog.com






Publié par cultures à 11:28:25 dans [cul:tures) GALETTES | Commentaires (0) |